Graphisme - Photographie - Illustration

Mo, Demos & DemoScene…

Un sujet que j’avais envie d’aborder depuis longtemps. Certes, ça pourrait prêter à confusion de parler d’autres choses que soi même sur un site galerie censé astiquer de l’auto-promo, mais honnêtement ce serait mentir que de dire que mon chemin n’a pas été influencé par la fameuse DemoScene. Art de niche, je vais tenter de démystifier pour le grand grand nombre cet univers génial et pas très exposé.

 

Les origines de la DemoScene

D’aussi loin qu’un système numérique soit programmable, modifiable, on a toujours eu quelques bulbeux fatigués des standards pour pousser la programmation dans des retranchement inattendus, hors de sentier battus. C’est autant valable pour ce lunetteux en blouse blanche des années 1970 qui montera un jeu de tir sur son oscilloscope que pour ce hipster hors du temps qui s’amuse à générer du fractal 3D sur une 3DO de manière aussi smooth que sur un PC récent.

C’est essentiellement l’informatique familiale, au début des années 1980, qui a permis de démocratiser l’univers des démos, ces petit bouts de programmes souvent inutiles chargés de nous en mettre plein la vue. On aura de cesse de remercier Saint Amiga & Atari ST pour avoir porté cet art à son firmament. Ma première rencontre avec ce monde s’est faite sur l’Amiga avec les premières Cracktros qu’on trouvait souvent sur les disquettes pas très officielles de jeux qu’on ne pouvait s’acheter. Des délires visuels & audios souvent installés en démarrage de chargement et parfois techniquement plus au point que les programmes commerciaux qu’ils introduisaient.

On notera pour l’anecdote que l’appétit de reconnaissance des groupes de la Scene amènera au passage la création des premiers virus, avec cette tendance pour certaines démos a se propager et s’installer sur tous nos boots de disquettes sans préavis pour mieux faire connaitre leurs productions. Sans intention néfaste à la base je pense, ceci aura pour résultat des séries complètes de programmes rendus inutilisables, le Master Boot record du support étant reconnu à l’époque pour servir de « protection » aux logiciels. J’ai perdu mes 100 premiers disques comme ça ; on apprend vite ensuite à utiliser le loquet de verrouillage physique d’une disquette 3″ 1/2 ^^’.

 

A suivre…

 

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