Graphisme - Photographie - Illustration

Qui sera la 100.000é image ?…

Préambule…

Parfois j’ai le vertige. Juste en regardant ces datas qui enflent et encombrent de manière exponentielle d’année en année, bien au delà de ce que le particulier subit en archivant ses clichés. J’ai aussi le vertige en regardant de plus près ce qui a été fait, aussi bien dans les résultats produits que les backstages ou non sélectionnés. Il persiste en permanence un lisier de matières dans tout ce que l’on a fait qui donne envie d’y retourner, comme un archéologue du document, et retrouver cette damnée image à côté de laquelle on serait passé. Ou qu’on aurait juste posé dans un coin en attendant de l’achever en oubliant totalement d’y revenir.

Alors les outils coquins peuvent nous narguer de ces nouvelles performances, résolutions aux chiffres indécents comme spectres colorimétriques pour oeil de lynx, ça continue, sans trop ni moins. Pour les plus curieux, j’avouerais ne toujours pas utiliser couramment le .RAW. Une image, c’est comme un concert : s’il y a un truc foiré pendant le set, c’est juste bien bon pour ta gueule ; tu n’était pas assez bon. De surcroit ces mêmes outils nous permettent de rattraper nombre de bévues qui autrefois auraient impardonnablement mené une image à la benne à ordures. Alors ça continue de prod’, de prod’ graaaave…

Une image par mois, c’est ce que je sortais à l’aube des 90’s. Puis cinq. Dix. Quinze… concevoir des visuels est vite devenu autre chose que des expérimentations dans un monde numérique en naissance et bien loin d’être reconnu. J’ai essuyé beaucoup de crachats à la gueule comme tous les autres créatifs numériques que nous étions à l’époque. Ces glaires peu consistants d’une corporation majoritairement fumiste et bourgeoise narguant d’avantage du haut des ses moyens et réseaux de relations qu’un potentiel talent en partage. Le cap des années 2000 a été une véritable explosion, tant par les outils que la  motivation : il fallait que ça sorte. Coûte que coûte. Toujours du logiciel & matos à détourner et retourner, toujours des choses à comprendre et maitriser tandis que les médias mutaient, avalés tout grand dans une semi-inconscience par le Réseau des réseaux. Fût un temps entre 2002 et 2006 où je sortais minimum 30 images par mois. Comprendre qu’il y en avait bien le triple ou quadruple en ébauches et essais pour arriver à ces productions.

Depuis 2007 je ne compte plus mes datas. J’estime à vue de pif avec l’encombrement des DVD d’archives et les jauge des différentes unités de stockage. Je souris aussi, un sourcil plus grave : un plein écran d’aujourd’hui consomme autant de place que l’intégralité d’une année de mes productions du début ^^. Peu importe. J’y arrive. Le truc à 6 chiffres : 100.000.

 

Le World Bizarre by Kyesos

Le World Bizarre by Kyesos

 

La 100.000è image c’est toi ?

Là tu te dis que le coup de vieux est classieux. Certes, il y a de bonnes grosses daubes parmi ces milliers d’images mais heureusement elles ne sont que minorité.  Tu fantasmes un peu à faire des 10x15cm alignés bout à bout pour voir combien de kilomètres parcoure ton histoire visuelle… puis en fait, dans cette mine tourbillonnante de sensations tu constates que la source de tout ça est toujours la même : vous.

Alors à vous cette 100.000é.

Proposez votre projet, photo, mise en scène (pas trop tordue svp) et je choisirais celle qu’il est possible de faire. J’ai beau garder les distances, vous m’avez offert toutes ces belles années finalement, peu importe votre manque d’implication ou cette éphémère complicité ;). Bref, concis et clean ; on fait ça sur Grenoble : proposez en prenant contact très vite.

 

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