Graphisme - Photographie - Illustration

Horizon on an electronic motherboard with slogans by Kyesos

Google, images, rémuneration et LOLz

Difficile de garder le silence quand on tombe sur le projet de loi que j’ai lu aujourd’hui : le malicieux sénateur Philippe Marini souhaite introduire une taxe dédiée à Google pour le référencement des images… j’ai le LOL en cascades qui démange, et ce pour plusieurs raisons que je vais vous détailler ci-dessous.

 

bt-flyrealMultiplier les mafias inutiles dissimulées en sociétés de droits

Comme on l’a vu pour la musique, il existe d’innombrables mères maquerelles censées ponctionner la dime qui devrait, en supposition, revenir à l’auteur. Ces sociétés, dites de droits, imposent 2 sérieux problèmes. Tout d’abord elles sont trop gourmandes et bien souvent sur les montants perçus l’essentiel part en fumée pour des frais de fonctionnement que trop rarement optimisés. L’autre motif se résume en la multiplicité de ces dites sociétés qui ne sont rien d’autre que des établissement commerciaux se tirant la bourre à coups de paperasse au final. C’est du Brazil version XXL qu’aucun gouvernement n’a eût les tripes de purger à ce jour. Pourtant il serait plus que temps d’entamer une action à ce niveau…

 

bt-chip2Google, ce vampire… qu’on peut parfaitement contrôler !

Paradoxalement avocat du diable pour cet article, je rappelle qu’il est de la responsabilité des gens qui mettent des visuels sur internet de s’assurer de leur plus ou moins grande visibilité. Un moteur de recherche ne fait que ce pour quoi il est programmé : rechercher & indexer. Ça n’est donc pas sa faute si madame Michu en string trop serré à Moule-Les-Oyes finira par apparaitre dans ses résultats quand on recherchera « baigneur ridicule » ou « oh la belle raie! »…

Il faudrait aussi rappeler que la protection d’un contenu estimé monnayable fait partie de critères de conception d’un site web un tant soit peu sérieux. Si vous ne voulez pas que vos images se retrouvent indexées par Google, c’est tout à fait possible en quelques lignes de code (cf. Le Shop qui n’a AUCUN visuel référencé dans Google Image, CQFD !). De surcroit si vous n’avez pas les moyens de vous payer un dév’ correct, sachez qu’il reste le simple fichiers Robots.txt qui peut indiquer aux crawlers d’aller se faire voir ailleurs.

 

bt-angryYou’re making it wrong Marini !

Là où je confirme le tout faux de cette supposée bonne idée sénatoriale, c’est que son auteur a bien volontairement oublié un argument essentiel dans le cadre de la publication d’images : un auteur qui poste sur internet à plutôt envie que son image soit vue, sinon il en ferait un tirage à coller dans ses toilettes non ? Personnellement, j’apprécierais que l’idée de ce brave fonctionnaire soit intégralement remixée à partir de ce point vue car nous, auteurs, pas trop con-cons, nous adorons partager avec le public. Ce qui nous gonfle, c’est de devoir poster le même visuel sur X-milles réseaux différents pour qu’il soit vu par un maximum de gens. Et ce qui nous hérisse encore plus c’est de constater qu’au final l’algorithme supposé « génial » de Google Image ne soit qu’un ridicule script qui va pomper là où l’audience est la plus grande. Et c’est ÇA le problème !!!

Aujourd’hui vous pouvez très bien avoir publié sur votre site officiel des collections de milliers d’images, Google malgré ses grandes prétentions n’ira pas les chercher ! Préférant simplement se contenter d’un archivage de masse sur des sites tiers à l’audience réputée. Et là oui, on se dit qu’il faudrait taxer tous ces DeviantArt, FaceBook et autres Twitters… eux affichent la pub que les auteurs par soucis de principes, éthique ou simplement pureté refusent sur leurs espaces web. Eux profitent de l’activité, des news et des publications en contrepartie d’être simples diffuseurs. Elle est bien là ta taxe Philippe : taxer aux organismes de diffusion, pas ceux de réferencement, là est toute la nuance !

 

On reparlera sûrement de cette situation amenée à évoluer, mais en attendant je trouverais plus que souhaitable que les ingénieurs de Google arrêtent de nous prendre pour des moules et commencent le sérieux boulot que mérite le référencement tacite des images et autres visuels. Par dessus tout, qu’on respecte la source d’origine, le site officiel avant tout ! Et là, nous en sommes carrément à l’age du silex…

Outdoor portrait of the image creative and photographer Kyesos sitting on a bench

Kyesos portrait 2012

 

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