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(en jouant du pipeau de préference ;)

OLEANE - FRANCE TELECOM
Chroniques d'une mort annoncée...




"Nous allons vous faire aimer l'an 2000". C'est sous cet intitulé démagogique bien pompeux que l'opérateur historique à tenté de vous conforter dans l'idée que "lorsqu'on est gros, les risques s'ammenuisent". Ainsi, à peine passé le nouveau millénaire, une tripotée de gogos sont partis rejoindre les rangs d'une société prétentieuse n'ayant de croissant que la démagogie dans laquelle elle se baigne... et encore : l'image s'effrite, combien de temps leur reste-t-il ?
 
 

Tout ce que vous auriez toujours voulu savoir sur Oléane
sans jamais oser le demander...

J'ai fait partis de ces gogos, non pas nantis d'actions ricochantes qui ne font le bonheur que des plus gros actionnaires, non, mais en tant que simple fourmis dans l'arborescence tentaculaire de cet ersatz de Microsoft Français. J'ai commencé avec cette société, Oléane, en étant ce qu'on appelait à l'époque un "partenaire". Oléane, c'était "les super-pros", avec des tuyaux comme ça pour bien te faire passer tes bits et de la fibre optique raz le cou pour mettre en orbite les gigaflops ! Ouais, bref : des gros forfaits pros pour bien faire banquer une bande passante certe énorme, mais dans la plupart des cas sous exploitée. Et j'étais de ces nains de jardins endimanché qui pour pouvoir vendre leurs créations web devait pouvoir proposer un espace où le stocker.

Signant en '98 le pacte qui me liait à ces soit disants "professionnels numériques", j'envisageais déjà de pouvoir me payer un plein de gazoil d'ici la fin d'année par les gargantuesques pourcentages reversés suite aux signatures de contrats les plus chers du marché. Quelle erreur ! Non seulement les prix des prestations étaient assez dissuasifs pour motiver un client lucide à vite aller voir ailleurs, mais de surcroit les outils associés n'avaient d'équivalents qu'à Lourdes de par leur virtualité : j'aime à me rappeler de l'absence du commercial dédié à ma zone d'activité, de l'inexistence de la moindre documentation client, des mails pourris de motivation qui vous faisait vous demander si tout seul vous n'y arriveriez pas mieux (mails auxquels il était d'ailleurs trés dur de se désabonner, hein, mon p'tit Bernaudin !) et surtout de la virtualité de mon pourcentage ayant à ce jour laissé mon compte en banque vierge.

Pour anecdote, on notera ce terrible passage de 1999 à 2000, où la débacle poussa techniciens et ingénieurs à quitter avec empressement l'entreprise lors du rachat d'Oléane par France Télécom. Dans un ultime sursaut de lucidité, ces derniers ayant reperé une pénétration en force par la petite porte qu'ils voyaient poindre, eurent tout bonnement l'excellente idée de "tout planter là", laissant  au racheteur le soin de comprendre organisation serveur, fichiers clients et accessoirement l'intégrité d'un système commerciale type MJC. Le résultat fut à la hauteur des exploits de FT puisqu'une bonne partie des abonnés qui avaient fuit le racket des produits Oléane fût rapidement re-facturée pour des services inexistants ou résiliés (et mon ami de PBII.com ne dira pas le contraire !).
A ce jour, nous sommes encore un petit nombre à recevoir trimestriellement une belle facture en triple exemplaire (un pour moi, un pour toi, un pour la compta ;) pour des services aussi palpables que le testicule gauche d'un Pâhnou-Pâhnou, et bien sûr à des prix qui font les succés de la plupart des autres hébergeurs modernes.

Comme vous vous en doutez, le bon sens m'a poussé assez rapidement à aller voir ailleurs si j'y étais, ou si au moins quelques vrais professionnels pouvait dépanner convenablement mes clients (DOCUMENT1).
 
 

FT : services fictifs et obligations d'achat...

Autant on peut noter que France Télécom est trés pro lorsqu'il s'agit de couper la ligne d'un utilisateur payant un temps soit peu en retard, autant on peut se poser des questions sur le fait de faire perdurer un service fantôme histoire d'avoir un pseudo argument pour le facturer. Techniquement, on remarquera qu'une prestation Oléane Call nécessite une prise d'accès Transpac spécifique pour exister (installation qu'on vous facture génereusement d'ailleurs, rationalisée au prorata du temps réel de l'installation celà laisse un bel avenir aux métiers manuels dans le coût à l'heure !), et que malgré son absence dans les locaux désignés on hésitera pas à vous affirmer qu'elle est bien là ! On notera également qu'un espace web alloué peut être clairement identifié par son Registrar et l'IP du serveur physique rattachée derrière ; mais aprés avoir transité par Network Solutions pour la partie DNS et Zarcrom pour l'aspect physique on conviendra que non : mon site se trouve toujours chez Oléane si je lis bien les documents qu'aujourd'hui encore je reçois. J'ai depuis 1999 changé de registrar et d'hébergeur sans le moindre soucis ; pour information ceci me coûte le quart de ce que me prendrait Oléane à prestations équivalentes.

Fin '99 jusqu'au début 2002, j'avais tenté de communiquer avec le géant un peu dur de la feuille (DOCUMENT2), inquiet de son affection pour mon porte-monnaie... peine perdue ! Le discours de France Télécom s'arrête là où toute discussion parait envisageable : lettres types, conseillers peu au courant et incapables de lire un dossier dans son intégralité, fouillis... l'inquisition serait encore d'actualité qu'ils l'utiliserait sans doute car niveau arguments concrets : ils persistent sans savoir de quoi ils parlent ! Un client est un numéro, un dossier, point. Soit.
J'ai pourtant tenté le dialogue et aprés avoir fait part de mes profonds sentiments sur cette entreprise qui renvoit les administrations à des havres de productivité intense, ai simplement posé 3 questions pour savoir ce qu'était ce service facturé que j'avais résilié en '99 (logs de connexion, preuve de possesion du site par FT, mes commisions accessoirement...). Tous les courriers reçus par la suite m'ont clairement fait comprendre que j'usais mes doigts sur le clavier inutilement, mes questions étant systèmatiquement éludées par des affirmations... forcément erronées. La situation nous laisse donc conclure que nous avons là une entreprise de professionnels incapables d'avancer le moindre arguement crédible pour justifier ses nuisances, et qui à chaque interrogation tente de détourner le sujet, pirouette-cacahuète !

J'ai pour tout passé plusieurs journées à monter un dossier complet sur ce charmant paradoxe, des heures de travail que j'ai même menacé de leur facturer... en vain. Il semble que la meilleure technique soit l'ignorance, en attendant qu'ils comettent l'ultime erreur : un joyeux rendez-vous devant les tribunaux. Je vous laisse imaginer la crédibilité de leurs arguments :
- Oui, ce Mr n'a pas payé ces services depuis X temps
. Mais vous avez été informé, et ce à plusieurs reprises, qu'il ne souhaitait pas continuer d'utiliser vos services et que tout à été payé même au-delà de la déclaration de rupture.
- Nous n'avons pas reçu les documents légaux à l'échéance prévue
. Et le client serait responsable de la désorganisation de vos services ? Voici le 1er document, en souhaitez-vous d'autres ??? Le client a-t-il validé la hausse et les modifications apportées sans son aval à son contrat ???
- Mais le site est hébergé par nos soins !
. Lis la presse daddy : le site a été déménagé sans le moindre soucis à l'époque puisque les failles de sécurité était si nombreuses qu'un môme de 5 ans aurait pu voler TOUS les domaines de vos clients !!!!! Domaine et serveurs ne passent plus par FT depuis le 30/03/99.
- Une ligne est utilisé pour un abonnement Oléane Call.
. Qu'elle ligne ? Où est là prise ? Qui l'a installée ? Où sont vos log' de connexion liés à cet abonnement que je m'exclaffe ???
etc.

Il semble que nous ayons à faire au syndrôme de la grosse tête : une entreprise, en devenant trop grande, devient surtout trop conne pour correspondre à et surtout comprendre sa clientèle. A s'éparpiller dans des services que d'autres assument fréquemment mieux qu'elle, France Télécom à dispersé ses budgets et gaspillé en un temps records des bénéfices acquis aprés de longues années de monopole (ah ça oui, quand on seul sur un marché, on est forcément Number One). En frissonnant sur la perte de son marché unique, FT s'est égaré et en a oublié sa mission première : opérateur simple, efficace, sympa, public quoi !

Aujourd'hui, FT vous lèche par courrier, SMS, téléphone pour que vous n'oubliez pas que l'on peut faire des affaires en manipulant chiffres et statistiques, mais les consommateurs ne sont plus dupes : d'autres sociétés font les efforts adaptés pour se concentrer sur leur spécialité et proposer de réels services, liant efficacité et économie. Alors ils viennent vous vendre de la télé cablée, et sans doute que dans l'ombre ils phantasment déjà de monter une chaine de restauration rapide pour être jusque dans votre cuisine et s'accapparer centime par centime votre budget...
... en attendant, lorsque vous souhaitez régler une facture de téléphone par CB, il faut toujours vous armer de patience et espérer que l'opération vous prendra moins de 10 minutes, à vous faire trimballer d'option en option, numéro vers numéro, pour finaliser à 0.87c/minute l'enrichissement d'une société qui à chaque jour ne rend pas la vie ".COM" mais plutôt "+CONNE".
 

Desproges est mort...
...pas pour longtemps vous savez !

Cette chronique ne peut en aucun cas être considerée comme diffamatoire ; elle est intégralement cousue autour de faits constatés, vérifiés, et que je dois encore au détour d'un courrier supporter. Ma réponse serait une bonne baffe dans la gueule, mais vous savez, dans ces entreprises là : ça n'est jamais la faute à personne. Mon avis ne concerne donc que moi, mais lorsque l'on s'est fait emmerder (désolé, c'est le mot) maintes fois par des soi-disants professionnels, j'estime que l'on est en droit de proposer une autre opinion que la brosse à reluire... et lorsqu'une de ces grosses sociétés accumulent un tel niveau d'ineptie, il est un devoir d'en informer les victimes potentielles que sont les consommateurs pour que l'abus ne soit pas géneral.
 

ADDENDUM :
FT = CYBER-SQUAT & FAIR-PLAY DANS LA CONCURRENCE ?

Décidemment, on ne change pas aussi facilement les habitudes des mauvais perdants. J'ai récemment découvert que les contrats de connexion internet pro de France Telecom cachaient bien habilement une offre destinée à favoriser ses services web en neutralisant d'office des noms de domaines pour ses clients.
Je m'explique : lorsque vous ouvrez un accés internet par le biais d'un Wanadoo Pro par exemple, vous est proposé sans supplément la réservation d'un nom de domaine en .com, .org ou .fr. Je m'interroge juste sur le bien fondé de réserver un nom de domaine pour un client qui n'en a souvent que faire, surtout lorsque l'on connait la pénurie du moment qui fait fleurir les spéculations sur des noms déjà squattés pour rien. Ne serait-ce pas plutôt pour rappeler, lors du changement de registrar par exemple, que FT a réservé ce nom et peut fournir les services de développement web (et donc caser ses concessionnaires au passage) ? Serais-je anormal si je pensais que FT tente tout simplement de freiner un marché que d'autres font mieux, squattant un nom de domaine en attendant qu'il génère une éventuelle négociation ($$$) ? Je n'ai pas de réponse à ce jour, mais je trouve la technique plutôt limite déloyale, ayant dû déjà fournir une explication à une personne dans ce cas alors que je pouvais lui trouver des prestations web comprenant l'intégralité de l'hébergement annuel (serveur 3x30Mo + Nom) pour ce que coûterait le nom de domaine seul chez FT pour un an...
A surveiller !
 

-.-.-
 

DOCUMENT1 :
"Grenoble, le 30 Mars 1999
 

Messieurs,

"J'ai le triste devoir de vous annoncer qu'a dater d'aujourd'hui, Kyesos Graph'X ne prendra plus en considération le moindre rapport le liant de prés ou de loin à Oléane.

Vos insuffisances caractéristiques sont venues à bout de ma patience, et malgré une nature relativement tolérante et le fait que je vous ai accordé 3 droits à l'erreur (amplement consommés d'ailleurs depuis), il me semble que vous n'ayez toujours pas compris les considérations qu'un fournisseur se doit à son client.

Je crois que le dernier message E-Mail de Mr D. Bernaudin est à lui seul bien représentatif d'un état d'esprit risible et nuisible à vos compétences techniques qui elles sont bien au-dessus de toute la nullité de votre marketing. Mais demander à un client, partenaire de surcroît, de s'excuser au prés d'une assistante quelconque et surtout incompétente (spammer sans laisser de possibilité de stopper l'invasion n'est pas une des technique les plus fines en communication) est une chose que je ne puis tolérer.

A partir de ce jour, notez que nous n'aurons plus aucun rapport, ni professionnel, ni commercial, avec vous. Vous pouvez immédiatement clore les prestations souscrites au prés d'Oléane, aucune facture passé le 30/03/99 ne sera considérée. Vous pouvez également nous rayer de vos pseudo partenaires, vos insuffisances caractéristiques m'ayant permis de découvrir de meilleurs atouts chez vos concurrents. De même, je vous interdit dorénavant d'associer le nom Kyesos à quelque offre en rapport avec Oléane.

Je vous épargne toutes les autres anicroches et incompréhensions qui se sont déroulées depuis octobre '98, déjà bien assez déçu d'avoir constaté l'erreur effectuée en misant sur Oléane comme partenaire à l'époque.

Je ne vous souhaite rien, si ce n'est un peu de lucidité dans votre communication un jour, ne serait-ce que pour donner un peu de fierté vos équipes techniques qui se démènent tant bien que mal dans tout ça."
 

DOCUMENT2 :

"Grenoble, le 4 Septembre 1999
 

Messieurs,

Je suis étonné de recevoir encore des factures de votre société, vous ayant clairement déjà fait parvenir notre désaccord avec votre "philosophie" et la rupture de toute procédure en cours (voir double du courrier du 30/03/99 ci-joint). Mais contrairement à vos délégués régionaux, vos factures nous suivent, régulieres et fidèles, alors qu'il vous a déjà été signifié que leur destination finale se trouverait être systèmatiquement la corbeille la plus proche.

Je vous rappelle également les causes de cette rupture :
- votre incompétence commerciale
- vos offres inaptes à être revendues
- votre documentation inexistante
- le syndrome bureaucratique type "France Télécom" que nous ne partageons pas…

A ceci je rajouterais, pour terminer de vous convaincre :
- la chute progressive des performances de votre réseau malgré les investissements
- le non paiement de notre part "partenaire"
- deux visions différentes du terrain et non compatibles

Merci donc de ne plus nous importuner sous quelque forme que ce soit, cette séparation en bonne entente valant beaucoup mieux que la publicité que nous pourrions faire de vos services pour les avoir subis, et les affaires perdues à avoir cru en vous. J'espère qu'un jour vous assimilerez ce qu'est réellement "la communication", faite du contenu et non pas du conteneur.

En vous souhaitant modestie, lucidité, et peut être réussite."
 

LunoCorp.com